God save the paper

Vous pensiez le support papier en perte de vitesse ?

De talentueux artistes vous prouvent tout l’inverse dans le cadre d’une exposition de leurs oeuvres modernes, dans plusieurs lieux du secteur Grand Besançon.

 

paper is not dead banniere

 

Le Musée des Maisons Comtoises est actuellement le théâtre des luttes comtemporaines, à travers l’exposition qu’il accueille entre le 23 mars et le 3 juillet 2016, pour la deuxième édition d’une exposition collective nommée « paper is not dead ».

Seront alors présentés diverses productions à base de papier comme des affiches, sérigraphies, sculptures ou collages, dans le but de démontrer que ce matériau peut être source d’inventivité et qu’il permet une grande diversité d’expressions artistiques.

 

Une problématique commune et un cadre original

 

C’est une métaphore, associant la lutte entre le papier et le numérique avec celle entre la nature et les villes, qui illustre le mieux les motivations à l’accueil de l’exposition par le Musée des Maisons Comtoises.  De plus, les deux parties s’interrogent sur la matérialité et l’identité. En effet, l’un des objectifs du musée qui est aussi celui de l’exposition est de faire réfléchir ses visiteurs sur l’usage que l’on fait des matériaux et la façon dont cet usage nous définit. Travailler le papier, c’est aussi se raconter et affirmer son identité à travers le geste, mais aussi grâce au résultat et à la réflexion qu’il apporte.

 

Un mouvement contestataire 

 

L’exposition prend également forme dans d’autres lieux culturels bisontins comme La Rodia, mais aussi Ze Muzic All et Les Passagers du Zinc, deux cafés qui ne sont pas choisis au hasard. C’est en effet au mouvement « punk is not dead », second souffle inespéré du punk anglais auquel le titre de l’exposition fait référence. Ces deux, cafés étant des lieux privilégiés de l’expression du mouvement punk Bisontin, ont donc logiquement accueilli l’exposition. L’objectif est de montrer que le papier, comme le mouvement punk, peut refuser son déclin et son remplacement. Le punk luttait contre la musique commerciale et le système économique en place aussi férocement que le papier lutte contre l’arrivée du numérique.

 

Un support d’expression, mais aussi de formation

 

Le Musée des Maisons Comtoises acceuille pour l’occasion des étudiant de l’Université de Bourgogne Franche-Comté en licence METI (métiers, exposition et technologies de l’information) ravis d’appliquer leurs connaissances théoriques sur le terrain. L’objectif est pour eux de se familliariser avec la pluralité d’objets d’études qui compose leur licence que sont la scénographie, la programmation et la communication, éléments essentiels à l’organisation d’une exposition.

 

Carte blanche et papier coloré 

Cette année, la création des affiches de l’événement a été confiée à trois artistes du département.

Laura Streit, graphiste, plasticienne et sérigraphiste, entre autres, originaire de La verrière s’est occupée des affiches les plus colorées.

Affiche Moilkan, couple en provenance de Baume les dames touchant à tous les moyens d’expression artistiques autour du papier et de l’image.

Et l’association Aencrage et compagnie, perpétuant le patrimoine de la typographie, dont l’activité est centrée autour du milieu de l’édition, originaire de Baume les dames également.

En tout, c’est une trentaine d’artiste venant majoritairement du département mais aussi de toute la France et de toute l’Europe qui contribue à l’ébullition créative autour du papier, pour le plus grand bonheur des bisontins curieux.

Des partenariats révélateurs

 

Nous pouvons contextualiser l’exposition et lire le rôle de chacun des partenaires au sein de cette dernière.

Le ministère de la culture et de la communication ainsi que la région Bourgogne Franche-comté offrent des subventions pour satisfaire plusieurs politiques culturelles comme l’éducation à la culture, mais aussi le soutien à la création artistique et enfin la démocratisation de l’accès à la culture qui passe en partie par le fait de proposer des actions culturelles en milieu rural. La Rodia est aussi partenaire car elle doit remplir un cahier des charges si elle veut voir son label SMAC (scène de musique actuelle) renouvelé au bout de trois ans, au sein duquel il est stipulé qu’elle doit permettre la diffusion des créations artistiques. Enfin le département joue un rôle d’organisateur au sein du projet, s’assurant que les actions culturelles qui y sont menées s’inscrivent dans une ligne directrice cohérente.

 

 

Envie d’en découvrir plus, connaître les oeuvres et les artistes ou vous initier à l’art du papier ?

Découvrez les ateliers créatifs du Musée des Maisons Comtoises :
http://www.maisons-comtoises.org/calendrier/69/81-Paper-is-not-dead-2

Crédits photos : © Grand Besançon

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