Festival Voix de fête du 19 au 26 Mars à Genève

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Ca bouge du côté de Genève ce mois-ci ! 

Comme chaque année, le festival Voix en Fête met à l’honneur les plus grands artistes de la chanson française en explorant tous les styles : variété, rock, electro-pop, rap et raggae.

La passerelle qu’il constitue entre la nouvelle scène en perpétuel développement, les producteurs et le public régional Suisse, en fait un des festival international de la francophonie des plus prisés de Suisse.

Il s’étendra sur les plus belle salles de la Maison Communale de Plainpalais et proposera également des soirées concerts au Casino Théâtre, au Chat Noir et à l’Alhambra.

 

Découvrez ci-dessous, la programmation du 19 Mars au 26 Mars 2017.

 

Dimanche 19 Mars

  • ASKEHOUG, 19h30 : Chez Thari et Christophe

 

Inventeur d’une musique nouvelle épris de désinvolture si française, le type chante, écrit et parle dans la langue de Molière mais compose dans celle de Jimi Hendrix.

Avec sa gueule de Jean Rochefort, cet irrésistible moustachu est une sorte d’hybride de la chanson française d’aujourd’hui. Dandy décalé il s’impose comme l’un des plus singuliers personnages de ces dernières années.

 

Lundi 20 Mars

  • FABIAN THARIN, 20h00 : L’Alhambra

Fabian Tharin est, à première vue, un excentrique esthétique. En ouvrant son site, on se retrouve face à la pochette de SWISS REBEL : l’homme est nu, mais son corps est à moitié peint aux couleurs de l’arc-en-ciel ; il a les pieds dans la baignoire et les mains dans les toilettes, en position chien tête en bas, tel un yogi de l’extrême. En musique, c’est pareil : duos improbables, écriture reconnaissable entre mille, rythmiques et sons nés d’autres galaxies, l’artiste joue avec son art de façon habile et intelligente. Mais Fabian Tharin est également un être multitâche : un pied dans la tournée SWISS REBEL qu’il poursuit désormais en duo avec Patrick Dufresne aux machines, l’autre dans la préparation de son prochain album (sortie en mars 2018), il nous offre une formule spéciale « chantée avec la bouche » à l’occasion de Voix de Fête 2017. Une proposition « clubbing de chambre » qui verra le « Bobo d’Yverdon » couper le courant de son électro habituelle pour livrer des versions inédites et déshabillées de ses chansons. Un moment disco chalet, tendresses et pantoufles en lycra.

 

  • PHILIPPE KATERINE, 20h45 : L’Alhambra

08.12.1968 : naissance de Philippe Katerine. Dès lors : il n’a cessé de surprendre. Car oui, Katerine, c’est un dépassement constant des limites. Katerine mord les limites, les tord, les fait danser. Puis déchanter. Plus de dix ans après « Robots après tout » (2005) – album fier d’abriter le fameux Louxor – Philippe Katerine est revenu en avril 2016 pour son dixième album, « Le Film ». À première vue enfantin, l’album se révèle en fait profond, poignant, piquant. Les paroles crues et directes, dignes de leur auteur, contrastent avec des titres aux allures innocentes (retenons ici les plus attendrissants : « Doudou », « Le bonheur », « Moment parfait »). La toile sonore de l’album, quant à elle, est pure. Et c’est beau. Entre douces notes pianistiques, chants d’oiseaux et chœurs d’enfants, la voix de Philippe ¬– faussement timide – s’élève. L’album semble à des années lumières du luxurieux bar du Louxor et des bananes nudistes. C’est bien là, la force de cet artiste : il peut aller partout et continuera d’inventer des formes nouvelles, et de nous émerveiller par la même occasion. En live, encore plus… On se réjouit !

 

Mardi 21 Mars

  • LA LENTILLE, 20h00 : Chat noir club

LA LENTILLE a pour but la découverte de jeunes artistes émergents de romandie et du grand Genève qui se seront inscrits à une phase de sélection qui sera lancée mi-janvier 2017. Pour participer, les artistesn’auront qu’à envoyer une démoamateur de leur musique et devront avoir moins de 30 ans.Par la suite, un jury composé des partenaires de la soirée se réunira pour en retenir trois à quatre quise produirontle mardi 21 mars dès 20h au Chat Noir. Lors de cette soirée, plusieurs prix seront à gagner, dont notamment la participation à l’une des quatre soirées « FRENCH MON AMOUR » qui est l’étape suivante avant de pouvoir, peut-être, fouler un jour une des grandes scènes du festival.

 

Mercredi 22 Mars

  • MAGGY BOLLE, 20h00 : Casino Théâtre

Chanter tout haut ce que tout le monde pense tout bas : Maggy Bolle trimbale ses chansons burlesco-comiques dans un spectacle qui ravive à grands éclats de rire les plus belles heures du café-théâtre. Accompagnée de sa guitare à quatre accords, l’artiste sillonne les routes armée de sa bonne humeur, de son charisme détonnant et de son insouciance à toute épreuve, dans la même veine que GiedRÉ. Après neuf ans et plus de 400 concerts, l’auteuse, compositeuse et interpréteuse continue d’enrichir son univers de chansons délicieusement décalées. Depuis 2014, elle est accompagnée de Max, saltimbanque multi-instrumentiste maitrisant guitare, contrebasse et accordéon ; une belle histoire est en marche ! Chanteuse mais avant tout humaine, Maggy propose également des ateliers écritures : défouloirs artistiques, ce sont avant tout des échanges autour du chant et des textes. Nous sommes là face à une artiste à part entière, à ne surtout pas louper en 2017 !

 

  • LES TROUBADOURS DU CHAOS, 20h00 : La Julienne

Le concept est simple : Les Troubadours relèveront le défi à 4 comédiens d’improviser 4 histoires de 20 minutes chacune. Mais là où le projet devient musical, c’est que le public choisit au cours du récit la musique qui habille les improvisations, et influence ainsi l’histoire à sa guise ! Musique de film, rock, soul, ou musique à choix… Tout passe au travers de la B.O du Chaos! Pour le bonheur des yeux et des oreilles!

À l’occasion du festival voix de Fête, les Troubadours du chaos revisitent leur concept d’origine, afin de lui donner une dimension toute particulière : la musique est dorénavant jouée en live. Avec un musicien improvisateur, la troupe d’impro proposera un spectacle vivant au rythme des inspirations des musiciens et du public.

La compagnie des Troubadours du Chaos donnera plusieurs représentations sur le lieu central et dans des communes de la région durant la semaine du festival, dont une soirée spéciale à la salle La Julienne à Plan-les-Ouates, le 22 mars.

 

  • LOUIS-JEAN CORMIER, 21h00 : Chat Noir Club

Issu d’une famille mélomane, Louis-Jean Cormier, québécois d’origine, a toujours évolué dans un univers musical. A 17 ans, il se transporte à Montréal pour étudier la musique. Il formera Karkwa avec quatre amis, groupe qui ne créera pas moins de quatre albums et remportera le Prix Polaris en 2010. Ensuite, Louis-Jean a continué sa route en solo. D’abord avec « Treizième étage » (récompensé de 3 Félix à l’ADISQ), puis avec « Les Grandes Artères ». Les artères dont il est question dans son dernier album sont multiples : route par où l’on quitte ceux qu’on a aimés, celle ou passe la fanfare, sur laquelle on a égaré un porte-bonheur, au coin de laquelle un fou quête et s’agite. C’est aussi l’artère par où elle reviendra, si elle revient. L’artère qui oxygène le cœur. Au confluent de la chanson et du rock, la voix et la sensibilité affirmées de Louis-Jean n’excluent en rien les moments d’implosion. L’artiste, avec ses compositions, nous invite à le suivre dans sa quête de sincérité et de sérénité. Beaucoup de chaleur humaine traverse ses artères. Parfois on perd l’équilibre, on montre les dents… Et puis le temps suspend son vol et on flotte doucement, en état de grâce, comme ces hélicoptères qui valsent dans l’air après s’être détachés de leur branche.

 

  • VLAD, 21h00 : Casino Théâtre

Le one-man-show-rock-punk-radical-d’extrême-centre

Un spectacle féministe et écologiste avec plein de chansons d’amour dedans

parce que c’est quand même ce qu’il fait le mieux (l’amour pas les chansons, imbéciles !).

Vlad, c’est toute une histoire. Les multiples ministères de la dictature du Vladkistan le démontrent bien : contacts, papiers, images, touristes, rien n’est laissé au hasard sous la direction de monsieur le président. Mais derrière cette grande installation ironique se trouve un artiste pur. Vlad, sa guitare et ses textes cinglants, c’est ça le vrai pouvoir du Vladkistan. Les Inrocks l’ont qualifié de « terroriste du sérieux et du bon goût », et pour cause. Mû par ses passions tantôt rebelles, tantôt humoristiques, Vlad déjoue les codes du politiquement correct. De plus, l’artiste est varié – même ses concerts le sont : il propose à la carte quatre types de concerts différents, selon les goûts et les envies, du concert acoustique à la boom vladkistanaise. Le « meilleur chanteur à bicyclette de l’univers » – c’est lui qui le dit ! – ne semble pas prêt de s’arrêter d’aussitôt. Depuis novembre, il est reparti sur les routes avec son concept « Vlad Zéro », concert acoustique à assistance électrique. En mars, il sera avec nous. Alors prépare-toi, ça va déménager !

 

  • DIDIER SUPER, 22h00 : Casino Théâtre

Didier Super, c’est un sacré numéro. Ses prestations – doux mélange de théâtre, musique et humour – ont pour vocation d’emmener le public loin des tracas de la vie quotidienne. Métro, boulot, dodo, tout est décortiqué pour mieux être parodié. Didier défait les clichés sur fond de blagues à prendre au 36ème degré (et plus si affinités). Enfants, grands-parents, amis, amants, peuple et élite, tout le monde est convié à assister au spectacle – le public de qualité verra son estime de soi « brossée », tandis que la plèbe se verra « éduquée » – telle est la promesse de l’artiste. Avec ses textes cinglants de vérité bien placée, l’homme de la situation sait également trouver les mots justes pour raconter des maux durs. A travers ses fines lunettes, le regard aiguisé de Didier scanne nos réalités. Derrière son sourire enfantin se cache en fait un artiste engagé qui, soutenu par sa guitare, nous fait part de sa vision qu’il a du monde, avec mordant et précision. Alors prépare-toi, le sarcasme signé Didier Super, ça va tout foutre en l’air !

 

  • PETER PETER, 22h30 : Chat Noir Club

Ecouter Peter Peter s’apparente sûrement à ce qu’un oiseau doit ressentir en plein vol : c’est planant, et en même temps, exaltant. Avec une voix teintée de douce mélancolie, l’artiste nous raconte ses histoires sur fond de musique pop. Pop ? Oui, mais bien à sa façon. Oscillant entre des sonorités électros et des beats bien trouvés, le son de Peter Peter est reconnaissable entre mille. Dans la lignée de son « Carrousel » de 2013, l’artiste revient cette fois-ci avec « Noir Eden » – son tout dernier single ¬– preuve indéniable du talent du jeune québécois : la mélodie du refrain, parfaitement ficelée, reste dans la tête – non pas pour nous embêter, mais pour nous permettre de rêver un peu plus longtemps. D’ailleurs, Peter Peter est un rêveur. Il aime laisser son esprit vagabonder parmi ses pensées, et ça s’entend ; ses morceaux transcendent la réalité et arrêtent le temps. En fait, écouter Peter Peter, c’est bel et bien la sensation que doit avoir un oiseau en volant : un beau bol d’air frais dans la figure.

 

 

Jeudi 23 Mars

  • LESCOP, 00h00 : Salle Communale de Plainpalais – Grande Scène

« Echo ». Titre mystérieux et terriblement intriguant que nous propose Lescop pour son dernier album. Rédigé dans les troquets désertés de Paris, l’album sera lunaire ou ne sera pas. Le bruit et la fureur, l’immédiateté du premier album ont cédé la place à une tension intérieure plus maîtrisée, traversée de fulgurances. Mathieu aime à définir l’album comme « punk fantomatique ». Echo est une longue nuit stylisée, lysergique et fascinante, jalonnée d’ombres portées, une nuit faune peuplée de spectres urbains, de noctambules, de créatures étranges… une nuit oscillant entre narcolepsie et insomnie, où tout semble se mouvoir et s’émouvoir au ralenti, en légère apesanteur. Les textes de Lescop, digne du songwriting anglophone le plus abouti, transpercent les notes obsédantes des mélodies – résultat : un son transcendant. Sans maniérisme, à la mélancolie venimeuse, contemporaine sans céder à la facilité, c’est bien l’écriture qui est la clé de voûte de cet album. Et du talent de Lescop.

 

  • MA LIBERTÉ DE DIRE, 19h00 : Casino Théâtre

Réfléchir sur le « vivre ensemble », sur les mots qui font mal, sur la discrimination ; voilà la base du projet « Ma liberté de dire » des ECG Ella Maillart et Aimée Stitelmann. Plus de 300 élèves ont analysé ces thématiques et ont produit des textes destinés à devenir le corps de ce spectacle. Par petits groupes, ils présenteront leurs créations, tantôt via le jeu, tantôt via la scénographie ; bref, plusieurs métiers de la scène seront investis. Accompagnés d’artistes tels que Jonas ou Zedrus, les élèves se produiront sur la scène du Casino Théâtre pour une représentation qui s’annonce forte en émotions. Les jeunes artistes en herbe partageront leurs pensées en essayant de déconstruire le concept de liberté d’expression. Durant leurs ateliers préparatifs, les étudiants auront notamment réfléchi à des questions telles que : « ai-je le droit de tout dire et de n’importe quelle façon ? », « le droit de parler est-il conditionné par une certaine forme de responsabilité dans le cadre du respect de la dignité humaine ? ». A un âge où estime de soi et regard des autres se bousculent, il sera touchant et très probablement instructif d’entendre les propos de la génération de demain. Le respect, la tolérance, la liberté, tant de concepts trop souvent pris pour acquis mais qui ne doivent jamais cesser d’être rappelés. Une soirée engagée et pleine d’espoir, c’est ce que « Ma liberté de dire » nous offrira.

 

  • SAMIA TAWIL, 19h00 : Salle Communale de Plainpalais – Théâtre Pitoeff

Les influences de Samia Tawil, 70’s et parfois world, puisant dans la musique afro-marocaine des Gnaouas d’Essaouira, font écho à ses origines et offrent un mélange de style libérateur, sur fond de paroles poignantes et parfois révoltées. Son premier album « Freedom is now », l’un des rares album indépendants être passé disque d’or en Suisse, a beaucoup fait parler d’elle. Après avoir écumé de magnifiques scènes internationales, dont celle du Montreux Jazz Festival ou encore du Mawazine au Maroc, l’un des plus grands festivals mondiaux, Samia Tawil et son splendide band électrique nous offriront un concert unique lors de cette belle soirée, durant laquelle Samia Tawil nous fera l’honneur de nouveaux morceaux, à l’aube de son nouvel album. Il s’agira d’ailleurs d’une performance inédite durant laquelle Samia Tawil mêlera pour la première fois certains textes en français de sa création à sa soul/rock vintage. Un spectacle qui s’annonce comme visant à ressusciter l’essence de la soul black américaine, sa révolte et ses tripes, tout en y mêlant des touches très personnelles d’un rock bluesy profond et passionné, de teintes afro-gnaouas, et de poésie.

 

  • GAËL FAYE, 20h00 – Salle Communale de Plainpalais – Grande scène

Artiste franco-rwandais né en 1982, Gaël écrit des mots pour les chanter, mais aussi pour les laisser sur le papier – le jeune trentenaire est en effet auteur, compositeur, interprète, mais également écrivain : son roman « Petit pays » est sorti en août 2016. Quand il chante, c’est pour rapper ou slammer une poésie réaliste délivrée par sa voix parfaitement posée. À l’image d’un archipel, ses textes sont des ilots indépendants les uns des autres mais baignant dans la même eau, à l’exact température du piano ; un piano éventré dont le son chaleureux du bois et des mécanismes se révèle aussi important que les notes qui s’en échappent. Gaël est un artiste entier aux influences plurielles : rap, soul, jazz, semba, rumba congolaise, sébène… Accompagné sur scène de Guillaume Poncelet et Blanka, Gaël Faye nous entraînera entre Bujumbura et Paris, dans des terras incognitas.

 

  • BREL « AU SUIVANT », 21h00 – Chat Noir Club

Se réapproprier les chansons de Jacques Brel : voilà le défi que se sont lancés Pascal Rinaldi, Denis Alber et Stéphane Chapuis. AU SUIVANT, c’est un spectacle composé de plus de vingt chansons, des incontournables aux morceaux méconnus. Pour les trois compagnons, « les bonnes chansons tiennent debout toutes seules ». Ainsi, la couleur musicale de leur trio s’est vite décidée : ce sera dépouillé et intimiste. Stéphane Chapuis, qui maitrise l’accordéon à la perfection, est le musicien principal de la plupart de leurs reprises. Mais sur certains morceaux, Pascal Rinaldi ou Denis Alber mettent également la main à la pâte : guitare, harmonium, toy piano, ukulélé – mais toujours avec sobriété. En créant ce spectacle d’hommage au grand maitre de la chanson française, les trois compagnons ont par la même occasion mis en place une bulle de douceur nostalgique – un moment suspendu dans le temps, où la magie musicale de Brel reprend vie le temps de quelques notes. Férus de l’artiste ou jeunes amateurs, le spectacle s’adresse à tout intéressé du maestro belge – aux jeunes comme aux moins jeunes.

 

  • EUGÈNE, 21h15 – Salle Communale de Plainpalais – Théâtre Pitoeff

Faux cyniques, vrais romantiques, dans un univers Dream Pop à l’énergie rock, EUGENE prend le temps de s’offrir à son public sans pudeur, entre clins d’œil et sourires complices.
L’alchimie commence quand Alexandra rencontre Samy entre deux volutes de fumée dans un piano bar feutré. Plusieurs fois par semaine sa voix de velours se mêlera aux arpèges envoûtants du guitariste. Un soir, aux heures où les soucis s’évanouissent, ils se confient textes et compositions faisant la part belle à la langue française. La nuit tombe, la magie opère, les morceaux se créent et EUGENE voit le jour. Alexandra multiplie les allers-retours au nouveau continent, s’inspirant des larges horizons américains. Samy, lui, voyage sur l’ancien, en tournée avec d’autres formations (Gypsy Sound System). Leur projet tient la distance et s’étoffe, il en sortira une douzaine de morceaux aux mélodies prenantes.

 

  • LA BRONZE, 21h15 – Salle Communale de Plainpalais – Guinguette

Alliage contrasté, La Bronze fait vibrer par sa musicalité pop aux accents triphop. Originaire de Montréal, ses chansons aux scintillements électro évoquent  un hymne où douceur et fougue se réunissent et s’éloignent. Ses textes traitent de passion, de vérité et de quête éperdue de liberté. Son timbre envoûtant dénude une poésie unique et assumée. Avec ses envolées vaporeuses ou musclées, La Bronze incarne un songe fluorescent dans la nuit douce-amère. En septembre 2014, La Bronze a sorti son album éponyme allié à un spectacle exclusif évoquant d’étonnants moments d’éclatements et de joies insoupçonnées. L’artiste multidisciplinaire – comédienne, auteure, chanteuse et percussionniste – a fait des passages remarqués aux Francofolies de Montréal, au Festival d’été de Québec, au Festival Franco-Ontarien et a reçu le «Prix Télé-Québec Coup de coeur».

Elle se fait connaitre du grand public européen en 2015, en postant sur youtube sa superbe interprétation en arabe de la chanson Formidable de Stromae. Un talent montant comme on les aime, à ne surtout pas rater !

 

  • FÉFÉ, 22h00 – Salle Communale de Plainpalais – Grande scène

Avant de commencer sa carrière solo, Féfé avait déjà sillonné l’Europe avec son ancien groupe, le Saïan Supa Crew. Féfé, alias Féniski dans sa crew, avait rencontré un succès fou. L’artiste s’est ensuite tourné vers un projet musical personnel. Son style, à la croisée du hip-hop, du blues, de la soul, du funk et de la chanson, n’est rien d’autre qu’ensoleillé. Après « Jeune à la retraite » (2009) et son remarqué « Dans ma rue » puis « Le charme des premiers jours » (2013), Féfé revient avec un nouvel album dont le premier extrait, « Eldorado », résume le talent de l’artiste : beats accrocheurs, mélodies douces et chaudes, le son de Féfé est actuel, tout simplement – et qu’est-ce que c’est beau ! Sa voix résonne dans les cœurs à la manière d’un Patrice (c’est d’ailleurs sur une guitare donnée par ce dernier que Féfé avait composé son tout premier album solo) et ses rythmes font bouger à la manière d’Hocus Pocus. Le chanteur et rappeur français, fort de ses années d’expérience, sait où il va et sait ce qu’il veut. Du bonheur à l’état pur.

 

  • FISHBACH, 23h30 – Salle Communale de Plainpalais – Guinguette

Charismatique personnage pop et androgyne, Fishbach va marquer les esprits. Tantôt douce comme un souffle, tantôt d’une âpre rugosité, la voix de la jeune française intrigue et fascine – elle rappelle autant Desireless que Florence and the Machine. Avec un chant sans âge et profond, l’artiste a très vite été remarquée. Après un premier EP éponyme en 2015, elle revient début 2017 avec son premier album « A ta merci ». Le premier extrait « Y crois-tu », mystique, mystérieux et intense, annonce un album détonnant. Mélange de tonalités électros et lignes mélodiques angéliques, le morceau résonne comme une incantation. Fishbach, Flora de son prénom, est digne de la nouvelle vague française, avec son électro pop sombre et délicieusement rétro. Elle incarne une génération libérée et éclectique, à la fois bien ancrée dans son présent mais amoureuse du temps passé. Prête à tout chambouler sur son passage, Fishbach n’a pas fini de faire parler d’elle – et c’est tant mieux.

 

Vendredi 24 Mars

  • YOUSSOUPHA, 00h00 – Salle Communale de Plainpalais – Grande scène

Éminent représentant d’un rap français tourné vers la force du texte, Youssoupha a depuis son premier album lancé une pierre dans le mouvement en place. Sans concession face à la glorification de la vie en cité, mais intransigeant à l’égard des inégalités et du racisme ordinaire, l’artiste bloque les clichés et creuse le fond des choses. Cette intégrité lui doit aussi bien des morceaux joyeux et bien-pensants (On se connait) que des manifestes anti-système sans détour (Menace de mort). En alternant entre propos sombres et images d’espoir, avec toujours la même ardeur et la même conviction, Youssoupha a cette assurance et cette justesse qui font qu’on n’a pas envie de débattre, mais plutôt d’apprendre. Défenseur d’une négritude actuelle et du vivre ensemble, Youssoupha tente d’universaliser son mouvement musical et dresse sans cesse des portraits sociétaux bienveillants mais exempts de naïveté. Reconnu par ses pairs et par le public comme un des piliers du hip hop français, le prince parolier va démontrer la force évocatrice et fédératrice d’un rap puissant et généreux.

 

  • NYNA LOREN, 12h30 – Salle Communale de Plainpalais – Théâtre Pitoeff

Nyna, c’est un diamant brut qu’on a laissé s’épanouir à l’abri des ateliers de joaillerie qui l’auraient formatée, une voix suave et rauque qui vous prend aux tripes. Dans sa voix coule le feu incandescent des soirées andalouses, la sève des arbres mystiques de la forêt de Brocéliande, l’océan farouche de la côte Bretonne et l’air chaud et sec des rues de Saragosse. Après une carrière en tant que violoniste professionnelle, Nyna décide d’aller explorer plus loin : elle part en Thaïlande, seule, en quête d’identité et de sens. De retour en France, elle commence à chanter dans les cafés concerts de sa région. Elle s’entoure de plusieurs amis de longue date pour assouvir son envie de partage musical plus élaboré : Dorian Fretto au vibraphone, cajon et batterie, Max Dazas à l’accordéon, à la lapsteel et à la batterie et aux tablas, Aurélien Ferrette au violoncelle et Samy Dib à la guitare manouche. Elle est alors repérée par un des programmateurs du célèbre Chat Noir de Genève, ce qui propulse sa carrière en avant. Actuellement, Nyna est en préparation de son premier album qui devrait sortir courant 2017. Une petite pépite de la chanson est née.

 

  • DALTON TELEGRAMME, 13h00 – Salle Communale de Plainpalais – Guinguette

Les Dalton, ici, c’est Quentin, Olivier, Rémi et Bernard. Originaires de Belgique, les quatre compagnons ont mis sur pied un projet mêlant country-folk, western et chanson, un peu comme si l’on mixait duJohnny Cash avec duBashung – unique. Admirateurs secrets du parolier Jacques Duvail (Lio, Daho, Sparks), les musiciens ont décidé de suivre l’homme à la trace, celle qui mène à sa planque : le label Freaskville Record. Dans le vif du sujet, à fond dans la création, Dalton Telegramme a dégainé ses meilleures idées et enregistré douze titre en compagnie de Seb Martel (-M-, Tony Allen, Camille). De cette collaboration nait leur premier album, sorti en février 2016 : « Sous la fourrure ». Sincère, fidèle à son univers, le quatuor fige des fictions rebelles dans des chansons douces, parfois sauvages, toujours indomptables. Avec « Sous la fourrure », le groupe a de quoi affronter le blizzard, réchauffer les cœurs et marquer les esprits.

 

  • JACKS’ SOUND, 13h30 – Salle Communale de Plainpalais – Théâtre Pitoeff

«Les gens m’appellent Jack, Jack’s Sound pour les intimes, fracasseur de rimes et forgeron du son. Je ne suis pas là pour la tendresse, je ne suis pas là pour les caresses, ou alors celles qui font mal, allez viens, je t’emmène danser, au son brut sous la Chaleur des Pavés. Notre scène, c’est le monde.»
Lauréats «Sortie de Pistes 2015», le groupe étrenne un rock français énergique aux influences stoner et aux textes engagés. Ses influences, Rage Against the Machine, Nirvana ou des grands noms de la chanson française.

 

  • JO2PLAINP, 14h30 – Salle Communale de Plainpalais – Guinguette

Aujourd’hui à mi-chemin entre le hip hop et la chanson, peu savent que la plume de Jo2Plainp a fait ses armes pendant plus de 10 ans dans le rap underground genevois. Les vieux réflexes ne se perdent pas. Même plus musicaux, ses écrits restent perfectionnés, ciselés et offrent autant de technique que d’images fortes. Accompagné sur scène par DJ SKD et Davide à la guitare, le chanteur démontre que le hip hop est un art large qui s’adresse à tous et se prête à tous les sujets sociétaux. En choisissant de garder son premier nom de scène Jo2Plainp (ndlr : Jo de Plainpalais, un quartier de Genève), il témoigne d’un sens marketing particulier, mais d’une intégrité sans borne. Il n’écrit pas pour le succès, il écrit parce qu’il le faut. Et il le fait plutôt bien !  Le festival est heureux d’inviter un des lynx du son genevois, aussi humble qu’efficace, pour présenter son nouvel album : « Entre euphorie et crise d’angoisse ». À voir sur scène avant tout !

 

  • PIERRE GUITARD, 15h00 – Salle Communale de Plainpalais – Théâtre Pitoeff

Intéressé par la musique depuis son plus jeune âge, Pierre Guitard a conquis le public par l’entremise de concours populaires à la Francofête en Acadie de Moncton avant de lancer son premier album, La tige et la racine, au printemps 2016. Originaire de Madran, un petit village du Nouveau-Brunswick à l’est du Canada, il se démarque par ses compositions parsemées d’humour et d’un réalisme rafraîchissant. Dans un style qui varie au gré des chansons, passant du country-folk au rock-alternatif, ce jeune auteur-compositeur-interprète raconte avec finesse et poésie les déboires du quotidien. Avide d’aventures, c’est avec enthousiasme qu’il envisage sa première rencontre du public genevois lors du Festival Voix de fête 2017. Pierre Guitard vous convie donc à un voyage dans son univers, une visite sans prétention de l’Acadie urbaine et actuelle en toute simplicité et authenticité.

 

  • LA BELLE BLEUE, 17h30 – Salle Communale de Plainpalais – Guinguette

Originaire de la région Guérandaise, La Belle Bleue naît sous l’impulsion de deux chanteurs guitaristes.
Dès 2004, le groupe trouve sa formule instrumentale idéale : à cinq, une orchestration aussi improbable qu’efficace se stabilise et révèle la force de La Belle Bleue. Le mariage d’une formule rock portée par les guitares, la batterie et la basse avec la douceur acoustique du mélodica ou le souffle étourdissant du didjeridoo est alors célébré et scellé. D’emblée, la magie opère.

 

  • RIVE, 18h00 – Salle Communale de Plainpalais – Théâtre Pitoeff

Rive… c’est l’histoire d’un duo, Juliette & Kevin, qui en quelques mois d’existence s’impose déjà parmi les références électro pop du moment. Le son est diablement actuel, la production soignée, les textes en français portés par une voix élégante. Enchantée – voir irréelle – la douce voix de Juliette s’accorde au côté ‘classy’ des instrus. Ces dernières, planantes à souhait, font vibrer quiconque ose s’y aventurer. Avec déjà une douzaine de prix remportés, le groupe est une révélation qui apporte un bol d’air frais bienvenu dans le monde de l’électro-pop française. Bien que créé seulement fin 2015, le duo semble savoir ce qu’il fait et où il va. Leurs influences, quant à elles, sont multiples : Air, Apparat, Tame Impala, Son Lux… autant de sons planants qui font écho à celui de Rive. Le premier EP est prévu pour le printemps 2017 – il s’intitulera « Vermillon ». Rive, c’est intelligent, bien construit et terriblement de son temps.

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  • SARATOGA, 20h00 – Casino Théâtre

On les a souvent aperçus ensemble derrière un micro, afin de pallier à des contraintes d’espace, de cachet, d’horaire, ou simplement parce qu’Archambault avait un spectacle solo et que Gasse décidait de suivre. Avec Saratoga, c’est de plein gré que Chantal Archambault et Michel-Olivier Gasse se présentent ensemble. Autour d’un seul micro, ils offrent des chansons pigées dans leurs répertoires respectifs, de nouvelles compositions, des reprises coup de cœur, mais aussi des histoires. Une communion née de leur expérience de route et de scène acquise au cours des dernières années; un spectacle intime et authentique.

 

  • GUIZMO, 20h00 – Salle Communale de Plainpalais – Grande scène

Lancé en solo suite à sa séparation avec le collectif l’Entourage, Guizmo représente un pan de l’avenir du rap français. Inscrit dans une mouvance à la croisée du New School et du Old School, le natif de Villeneuve-la-Garenne marque par ses punchlines affutées et son flow acerbe, le tout associé à une attitude « laid back » qui cache une énergie surprenante. Après avoir impressionné lors de ses clashs et de ses nombreux freestyles, Guizmo sort deux albums en 2012 – « La Banquise » et « C’est tout » – des projets successifs qui vont le propulser au rang de valeur montante au sein du mouvement hip-hop en France. Fin 2014, il dévoile son quatrième album solo « Dans ma ruche » dans lequel il démontre qu’il est loin d’avoir fini de mâcher ses mots. Sorte d’héritier de Damien Saez élevé avec Scred Connexion, X Men ou Oxmo Puccino en fond sonore, Guizmo a sorti en juin 2016 son dernier album « GPG », preuve irréfutable de son talent. A suivre !

 

  • IMBERT IMBERT, 20h45 – Casino Théâtre

Cet enfant du désordre promène avec un talent indéniable une identité musicale faite de passion, d’élans compulsifs et d’abnégation. Imbert Imbert, a quelque chose d’unique, comme un curieux symptôme. L’artiste installe son style, ose des fugues spontanées entre chanson, jazz et rock. L’écriture à la langue bien pendue ne se fourvoie pas dans des images bisounours. Ne pas à s’attendre à ce qu’elle caresse dans le sens du poil. Elle est secouée par une envie de donner et de recevoir des coups. Abrasive, anguleuse, mordante, la parole perd définitivement toute chance d’être innocente. Dans ses cavales, Imbert Imbert entraîne des mauvaises pensées qui sortent de l’ombre. Mais s’il continue de contempler le désastre de la société, il insuffle un contrepoids salvateur en se raccrochant aux petits bonheurs de l’existence.

 

  • IMPRO RAP CHALLENGE, 21h00 & 23h00 – Salle Communale de Plainpalais – Guinguette

L’impro Rap Challenge est de retour ! Le concept est simple: un concert de rap inspiré du théâtre d’improvisation. 3 Mc’s, 1 Dj et les les contraintes que VOUS nous donnez ! Du Rap, du Beatbox, de la spontanéité, du bon son, de la technique et vos inspirations !

 

  • ADIEU GARY COOPER, 21h00 – Chat Noir Club

Harmonica folk contre guitares distordues, « lapsteel » guitare Hawaïenne noyée dans l’écho, beats minimalistes et synthétiseurs analogiques. Si la musique d’Adieu Gary Cooper est née de références américaines – du Velvet Underground à l’Indie Rock 90’s via la musique électronique minimaliste de Suicide – le groupe sait d’où il vient – des bords du Léman – et chante donc exclusivement en Français le combat quotidien et la lente déshumanisation du monde. Après un premier album « rock’n’roll languide et lancinant » comme l’avait dit les Inrocks (Bleu Bizarre / Moi J’Connais Records, 2014) puis un live sec et tendu enregistré en tournée en Chine (Souvenirs de Chine / Cheptel Records, 2016), le groupe revient en 2017 avec un nouvel album studio. De quoi se mettre du French Noise Pop plein les oreilles.

 

  • PANDOUR, 21h00 – Chat Noir Club

Après leur expérience en tant que DJ, Luc Bersier et Michael Francey poussent l’exploration sonore un peu plus loin et au travers de la production en intégrant une autre dimension à leurs performances live : la bande fribourgeoise s’agrandit de deux guitares. Avec ces deux musiciens que sont Adrien Clot et Simon Mozer, l’équation est complète. Depuis 2012, le quatuor sillonne les routes pour faire résonner leur électro-pop-acoustic aux oreilles de tous. Vaporeux et prenant, leur son ne peut qu’emmener l’audience dans un univers parallèle. En avril 2016, ils sortent leur très attendu premier EP « Ursa Minor » (Cheptel Records) : des beats inspirés de la Deep House, notamment, s’enrichissent de touches Jazz, Kraut et Afro funk pour un résultat enchanteur qui n’a pas fini de faire danser.

 

  • YVES JAMAIT, 22h00 – Casino Théâtre

Depuis le premier album « De verre en vers » (2003), l’écriture d’Yves Jamait a évolué, ses angles de vue se sont multipliés, ses images se sont précisées. Dans son tout dernier album au titre nostalgique (« Je me souviens »), l’artiste évoque le temps qui passe, les surprises de l’oubli, la fugacité des choses. D’album en album, Jamait a appris à s’approcher des gouffres, à descendre dans les failles de l’âme. Il explore, les yeux grands ouverts, les paradoxes cruels du temps. Personne ne sait voir comme lui les grandes questions se glisser dans les petits gestes, les sujets graves se déguiser en heures légères, la philosophie se déguiser en journées ordinaires. Jamait compte parmi ces artistes dont l’œuvre est envahie de vie, dont chaque chanson fait forcément écho – tout entière ou d’un seul mot – à ce que chacun vit. Et ce n’est pas près de s’arrêter. Bien qu’il ait vraiment débuté dans la chanson à plus de quarante ans, Yves Jamais poursuit son chemin – une aventure remplie de mots racontés avec sérénité et envie de partager.

 

  • DEMI PORTION, 22h00 – Salle Communale de Plainpalais – Grande scène

Plutôt que de bombarder son public de mixtapes et autres « street album », Demi Portion se concentre sur l’écriture et livre ses compositions à doses raisonnées. Il évite ainsi l’écueil de la grosse trap, délivre des textes aussi bien écrits qu’émouvants, pétris de références populaires. Par son physique et sa générosité, il fait d’abord penser au pote cool qui s’est mis au rap. Mais après quelques morceaux et quelques regards, on perçoit des souvenirs sombres et des avis pointus sur la rue qui l’entoure, le tout enrobé d’instrumentales qui n’ont rien à envier aux grands classiques du rap héxagonal. A chaque concert c’est la même chose : les beats martèlent, les mots font mouche, le flow est fluide. Le public ne s’y trompe pas, bouge la tête et lève les mains. Loin des clichés du rap gang, Demi Portion c’est le nouveau cocktail tant attendu : un peu de street, un peu d’humour, pas mal de vécu, beaucoup de talent… Santé !

 

  • LA CANAILLE, 23h00 – Salle Communale de Plainpalais – Théâtre Pitoeff

Artiste underground, poète proférant une parole libératrice, politique et jamais très éloignée du bitume, Marc Nammour fonde La Canaille à Montreuil en 2005. Libanais exilé dans le Jura ouvrier, grand amateur des textes d’Aimé Césaire et de Léo Ferré, esthète avide de rencontres tous azimuts, il ne se laisse enfermer dans aucune étiquette et poursuit une voie singulière dans le Hip Hop français. En rime ou en prose, sa plume cherche en permanence le point d’exclamation. Après « Une goutte de miel dans un litre de plomb » en 2009 et « Par temps de rage » en 2011, il a sorti son troisième opus « La nausée » en Septembre 2014. Sa dernière sortie, c’est « Deux yeux de trop ». Et c’est gratuit. En effet, le MC montreuillois a voulu rompre avec une exploitation traditionnelle purement mercantile et être au plus proche de son temps de création en livrant au public la galette encore chaude tout juste sortie du four ; ou, en d’autres mots, l’EP directement sur l’ordinateur en moins de trois clics. Avec « Deux yeux de trop », Marc Nammour propose un rap mature, actuel et innovant. Son envie ? avoir les yeux plus gros que le ventre – mais surtout les garder grand ouverts.

 

Samedi 25 Mars

  • A-WA, 00h15 – Salle Communale de Plainpalais – Grande scène

Originaires de Shaharut, petit village au sud d’Israël, les trois sœurs du groupe A-WA ont été baignées dans la musique depuis leur plus tendre enfance. En effet, Tair, Liron et Tagel, nées dans une famille où la musique était reine, ont toutes trois étudié le chant, la musique et la danse – parfois ensemble, parfois séparément. Très vite, leurs oreilles s’ouvrent à de multiples influences : musique grecque mais aussi jazz, Hip Hop, rock progressif… bref, avec un environnement aussi ouvert sur la créativité, il est facile de comprendre la création de ce magnifique groupe familial : A-WA. Rapidement, les trois sœurs enregistrent des morceaux ensemble et les postent sur YouTube. Encore plus rapidement, les réactions fusent; et elles sont positives. Tair, Liron et Tagel prennent alors contact avec Tomer Yosef, et c’est une évidence : ils collaboreront. Depuis, les trois jeunes femmes n’ont cessé de se produire. Elles travaillent également en studio sur leur premier album. Mélange d’hommage à une tradition musicale ancienne et ouverture sur le monde, la musique d’A-WA est irrévocablement touchante et actuelle.

 

  • LEO WALDEN, 12h30 – Salle Communale de Plainpalais – Guinguette

Depuis janvier 2015, Leo Walden, ancien chanteur du groupe Horla, a pris la route du parcours solo. Issu d’une cave obscure, mélangeant subtilement poésie et franc parlé, profondeur et légèreté, un cœur grand mais blessé, ce projet propose un rock qui se chante entre potes. Le tout servi par une voix posée sur une musique aux muses vintages et modernes. Son EP éponyme sorti en 2015 couve quatre titres : « En toute sécurité » ; « Ascension » ; « Camarade » ; « Walden ». Les guitares grincent, la batterie claque. La voix de Leo résonne et ça détonne – Leo hausse le ton, Leo dénonce, Leo raconte. Ce projet, c’est une boule d’énergie ambulante. Sur scène, au coin d’un bistrot, autour du feu ou dans la rue, la formation – en duo ou en quintet – varie et s’adapte au milieu qui l’accueille.

 

  • NOGA & PATRICK BEBEY, 13h00 – Salle Communale de Plainpalais – Théâtre Pitoeff

Noga avance, authentique, entre chanson et improvisation, harmonies jazz et classique, tradition juive. Portée par la conviction qu’il faut aimer la vie malgré tout, ensemble, sa musique agit en déclencheur, sur des textes que sa voix éveille. Célébrant le lien, elle intègre la touche africaine et virtuose de Patrick Bebey et transmet une énergie transformatrice, un chemin humain et universel. Au violoncelle, Olivier Koundouno (Emily Loizeau, Dick Annegarn…) apporte l’élégance naturelle et la modernité d’un jeu qui sait apprivoiser son instrument pour le réinventer.

 

  • MACAÔ, 13h30 – Salle Communale de Plainpalais – Guinguette

Macaô est un groupe Suisse formé en 2013 par Cyrielle Formaz et Pascal Vigolo, tous deux guitaristes et chanteurs. Très vite, ils agrandissent leur formation en accueillant d’autres musiciens et commencent à se distinguer par un style bien à eux : de la folk puissante et dynamique qui n’a pas peur de s’imprégner d’innombrables influences. Allant de la ballade douce et soigneusement harmonisée jusqu’au rock plus virulent, en passant par des mélodies aux airs celtiques ou des riffs de guitare plus bluesy, les musiciens de Macaô s’emparent de tous ces styles pour créer une identité propre au groupe. Mais c’est le timbre bien particulier de la chanteuse, soutenue par la voix grave et chaleureuse de Pascal ainsi que leur duo de guitares acoustiques qui se chargent d’unifier la musique de Macaô. Douceur, ardeur, bref, Macaô, c’est de la folk qui vous remue les trip, du rock qui fait rêver, de la chanson qui fait danser. Le groupe est actuellement composé de Cyrielle, Pascal, Nicolas Bianco à la batterie, Erik Bonerfält à la guitare électrique, et Jordi Gabioud à la basse.

 

  • NAHAM TRIO, 14h00 – Salle Communale de Plainpalais – Théâtre Pitoeff

Mustafa Naham est un chanteur engagé, à l’écoute de son pays et de son continent. En mode afro-folk, il a choisi de lutter en musique contre la corruption et de chanter la liberté et l’espoir. Inspiré par ceux qu’il appelle les cinq majeurs – Omar Pene, Baaba Maal, Ismaël Lô, Thionne Seck et Youssou Ndour, il compose, ses premières chansons, la guitare en bandoulière. Sans jamais perdre le fil de ses études, il enchaîne les rencontres et collaborations. Jouant d’abord par passion, puis pour des amis, il devient mélomane pratiquant. Assistant administratif jusqu’en 2014 à l’Université de Bambey, Mustafa défend les causes des étudiants, les sensibilise sur la recherche de solutions concertées à leurs problèmes, sur la valeur d’une citoyenneté agissante. Il est d’ailleurs l’instigateur du Campus Tour du Sénégal, événement destiné à sensibiliser les étudiants sur la valeur de l’université. Lauréat 2013 du prix Visa pour la Création de l’Institut français, il sort cette même année son premier album intitulé « Guidelam » (mon amour) sous le label « Les Enchanteurs ».

 

  • MANU POUR LES INTIMES, 16h30 – Salle Communale de Plainpalais – Théâtre Pitoeff

Manu pour les intimes, c’est déjà une voix chaude et éraillée teintée de blues et de rock ; c’est également du country-blues avec des textes travaillés aux rimes intelligentes qui prennent tendrement par la main puis vous collent une claque pour vous réveiller.
C’est du country-blues avec la chanson française pour lier la sauce ; le tout relevé avec une pointe d’épices espagnoles et servi chaud avec quelques percussions sur la guitare en accompagnement.
Manu pour les intimes, c’est un torero sans picadors pour calmer la bête, et s’il vit parmi les moutons de la nouvelle scène française, c’est par les vieux loups de l’ancienne qu’il a été élevé.
Dans sa version en trio, c’est accompagné d’un joueur de washboard endiablé et frappadingue et d’un joueur d’harmonica flirtant avec les limites de son instrument.
Lorsque Tom Waits se prends pour Dylan sur un répertoire de Nougaro, c’est que Manu pour les intimes n’est pas loin.
Gardez le sourire ou offrez-le, mais servez-vous en !

 

  • SANDOR, 17h00 – Salle Communale de Plainpalais – Guinguette

Auteur(e), compositeur(e) et interprète, SANDOR développe un univers très personnel inspiré de la pop synthétique des années 80. D’une voix grave et franche, elle pose un climat à la fois enjôleur et inquiétant, porté par des textes énigmatiques et symboliques – un univers sombre et envoûtant. SANDOR tient son nom de Saroltà Vay, Comte de Sandor (1859-1918), auteur hongroise travestie aux mœurs interlopes. Notre SANDOR à nous aussi a le goût de troubler les genres. Après 4 premiers titres réalisés en 2013, SANDOR se joint au producteur et batteur Jérémie Duciel. La collaboration avec Jérémie, initialement prévue pour trois titres, se transforme rapidement en un duo. Il arrangera les nouveaux titres de l’album et accompagne également l’artiste sur scène. En live, à la présence de SANDOR et de Jérémie s’ajoute celle d’Elise Lichtenstern pour la deuxième voix et le synthé. Singulièrement universelles, les compositions de SANDOR piquent et câlinent à la fois. Un bonbon acidulé qui explose en bouche. Brutal et tendre, on y revient.

 

  • MARY ZOO, 19h00 – Salle Communale de Plainpalais – Théâtre Pitoeff

La valaisanne Christine Zufferey, issue de la scène underground rock de Boston et parisienne d’adoption, nous revient en enchanteresse folk alternative avec son dernier opus “Tales from the Underground”, aboutissement et performance de son projet Mary Zoo. Enivrant mélange de textes tantôt en anglais et en français. Des mots envoûtants aux sensations et aux légendes intemporelles.

 

  • NICOLAS MICHAUX, 19h00 – Salle Communale de Plainpalais – Guinguette

Ouvert aux quatre vents d’une inspiration guidée par les rencontres et les voyages, le premier album du belge Nicolas Michaux est une collection de chansons pop qui échappent aux étiquettes. Mélodies addictives, arrangements originaux et délicats, maniement du français et de l’anglais avec une égale facilité, tout ici séduit et surprend. Si on peut leur trouver des parrains (George Harrison, Neil Young) et leur deviner des cousins (Dominique A, Mac DeMarco, Florent Marchet), l’écriture et l’esprit qui ont guidé Nicolas Michaux sont profondément personnels et singuliers.

 

  • ALIOSE, 19h45 – Salle Communale de Plainpalais – Grande scène

Les compositions sont truffées de joyaux sonores qui ne se dévoilent que progressivement et se maillent au service de leur plume subtile. Du manque en amour à la peine de mort, de l’impossibilité d’avoir un enfant à la découverte de l’autre, Aliose aborde des thèmes profonds avec toujours une touche poétique et elliptique, comme autant de pixels se réunissant pour former une seule et même image. Les voix d’Alizé et de Xavier se mélangent avec douceur, sensualité et virtuosité dans une harmonie parfaite, magnifiée par la réalisation élégante du grand Pierre Jaconelli (Benjamin Biolay, Rose, Calogero, Zazie).

 

  • THIERRY ROMANENS & FORMAT A’3, 20h00 – Casino Théâtre

COURIR. Tel est le titre du spectacle proposé par Thierry Romanens et Format A’3 – un spectacle où se mélange théâtre et musique. En s’inspirant du roman de Jean Echenoz, les artistes vont raconter la vie d’Emil Zátopek, coureur de fond tchécoslovaque : son ascension, puis sa chute, dans une ambiance de régime communiste totalitaire. « Courir », c’est un conte moderne où rien n’est inventé ; une histoire humaine extraordinaire pour un spectacle théâtral et musical où l’émerveillement côtoie la gravité. Format A’3, ce sont Patrick Dufresne, Fabien Sevilla et Alexis Gfeller : trois compositeurs qui, depuis 15 ans, composent et se produisent ensemble. Cela fait depuis 2008 qu’ils collaborent avec Thierry Romanens. Ce dernier, on ne le présente plus : humoriste, chanteur, comédien, il a quatre albums à son actif ainsi qu’une multitude d’apparitions sur scène. Bref, COURIR, c’est un spectacle multiculturel qui s’annonce jouissif.

 

  • KACEO, 21h00 – Salle Communale de Plainpalais – Guinguette

« S’il y a un bordel qu’on aime, c’est celui de Kaceo. » (Nouvelles). Mélange de chanson française et d’une bonne dose de rock, Kaceo enchante depuis 2013 les scènes de Suisse romande et d’ailleurs. La plume affutée et le texte mordant, l’encre de Kaceo repose dans le bitume et la poussière de fée. Une douce poésie ironique, tantôt festive… tantôt mélancolique. « Des textes percutants sur une musique généreuse, voici la formule magique de Kaceo. » (Revue L’Agenda) Comme pour relativiser des paroles intenses, la musique se fait légère et entraînante. Nicolas, Quentin, Luis, Florian et Karim s’éclatent sur scène, l’énergie est contagieuse et le live quasi théâtral. Entre licornes, paillettes et autres surprises, ce groupe apporte un regard satirique et délirant sur une réalité banalisée. « Humour, vivacité et sensibilité » (Option Musique). En sortant deux EP dans l’année 2015, Kaceo a déjà fait de belles promesses à la relève de la chanson française. En Mars 2017, le festival Voix de Fête accueille la sortie de leur premier album : « Mal entendus ». « Un authentique talent, une plume et une présence rare » (Vigousse)

 

  • DICK ANNEGARN, 21h30 – Casino Théâtre

Dick Annegarn, revient avec Twist, un album dans lequel la tessiture unique de sa voix est au service de mots parfois extravagants ou travaillés. Son implication dans la chanson francophone demeure énorme, et son travail reconnu. En 2006, plusieurs chanteurs, dont Bashung, Arno, Louis Chedid ou Souchon, lui ont rendu hommage avec un album intitulé Le Grand Dîner, Tribute à Dick Annegarn.

 

  • COLOCKS, 22h00 – Chat Noir Club

Avec plusieurs milliers d’albums vendus et de nombreuses tournées à son actif, Colocks s’est forgé une place de choix auprès du public de reggae français. Le groupe, qui voit le jour en 2006, est composé d’amis d’enfance passionnés depuis leur plus jeune âge. Le premier album « Construire nos vies » paraît en octobre 2009 ; un univers aux sonorités à la fois sensibles et explosives ouvre alors ses portes. En 2010, Colocks rentre dans le roster Talowa Production, enchainant tournées et premières parties aux côtés d’artistes internationaux tels que Horace Andy, Max Roméo ou encore Alpha Blondy. Ils partagent notamment les scènes d’Alborosie tout au long de leur tournée 2010. Avec près de 200 concerts à leur actif, les Colocks démontrent qu’ils sont un véritable groupe de scène. Début 2013,le groupe part en tournée au côté de Ky-Mani Marley et prépare son prochain album en collaboration avec Fabrice « FabWize » Boyer, producteur et ingénieur. Ce nouvel opus 100% Dub voit le jour en juin 2013 avec lui aussi une distribution nationale (Socadisc) et une tournée d’été bien remplie. Et l’histoire continue : l’enregistrement du nouvel opus est prévu pour 2017.

 

  • TÉTÉ, 22h00 Salle Communale de Plainpalais – Grande scène

« Le bonheur est à portée de main si on veut bien le voir », a confié Tété. Et à portée de guitare, celle dont il s’est intimement rapproché ces derniers mois afin de confectionner son nouvel album « Les Chroniques de Pierrot Lunaire », témoignage d’un retour aux sources de l’enfant prodige. Flashback : guitariste passionné depuis l’adolescence, Tété sort son premier album, « L’air de rien », en 2001. Deux ans plus tard, c’est la consécration avec À la Faveur de l’Automne. Depuis, il ne s’est jamais arrêté. Aujourd’hui, Tété sillonne la route avec son nouvel album. Avec ses mélodies ourlées de fil d’argent, l’opus brille de l’amour de Tété pour le blues et le folk ancestraux, grâce auxquels il retrouve toute l’ampleur de sa voix, limpide et profonde. Le musicien a récemment changé l’accordage de son instrument fétiche, épousant des méthodes d’open tuning du début du 20e, rendues plus tard célèbres par un certain Keith Richards. Nul doute qu’avec « Les Chroniques de Pierrot Lunaire », son album le plus abouti à ce jour, Tété saura transporter bien plus de personnes encore.

 

  • iAROSS, 23h15 – Salle Communale de Plainpalais – Théâtre Pitoeff

iAROSS c’est la rencontre de quatre styles. Le trio, issu du conservatoire, fusionne jazz, rock, chanson française et slam. Résultat ? un son fluide, limpide, évident, reflétant des influences multiples. C’est avec ce mélange très particulier que les montpelliérains se sont déjà fait remarquer avec leurs deux premiers albums : « Ventre » (2011) et « Renverser » (2013, Coup de cœur de l’Académie Charles Cros). En 2017, ils reviennent avec leur troisième opus « Le Cri des Fourmis » ; rien que le titre donne envie, et laisse présager un album un poil colérique. Car oui, le cri des fourmis exprime la révolte des petites gens, impuissants. En fait, l’album tout entier est à l’image de la vie : en relief. Des moments calmes précèdent des moments de rage. Les chansons de iAROSS sont l’exutoire d’un observateur, d’un curieux ancré dans notre époque et qui cherche à la comprendre, qui frappe à coups de guitares saturées, d’envolées de violoncelles et de textes forts, forts dans la fourmilière…

 

Dimanche 26 Mars

  • LAST MINUTE PANIC, 19h00 – Chat Noir Club

Ce ne sont pas des top-modèles, mais elles restent néanmoins telle qu’elles, à poil comme en fute. L’allure comme le son, ces Genevoises le préfèrent naturel. La personnalité de ce duo ne se dégage vraiment que lorsque s’allument les amplis pour laisser rythmes haletants, vrombissements rauques et slapback. Machina et Massacrette se baladent entre rock-garage, surf et cold wave, presque toujours dans la langue de Gainsbourg. Frais, féroce, instinctif. Nécessaire. Jouer pour que l’esprit se dévoile, pour faire danser. A défaut de querelle, Machina et Massacrette où plutôt celles qu’elles se permettent d’être par opposition à Chacha et Teresa n’ont absolument rien à perdre. Parties de rien, le bon son brut qui émerge de leur musique laisse place aujourd’hui aux mots – vous savez, ceux que l’on vous arrache des tripes au son du vibrato. Ce duo féminin s’amuse, mais n’use pas de leur charme car, au courant de leurs armes, elles se servent de leurs atouts pour revenir à l’essentiel.

 

  • VioleTT Pi, 20h30 – Chat Noir Club

C’est un capharnaüm artistique, un électro-aimant à courant alternatif, complexe et déroutant. Les qualificatifs ne manquent pas pour décrire cette énorme bestiole de scène.
« Manifeste contre la peur », paru au Canada en avril 2016, est un deuxième album plus mature, plus subtil et encore plus punk !
« Le chanteur-compositeur étonne et détonne à chacune de ses prestations… laisse derrière lui un mélange confus de fascination et de surprise. Artiste habité, sincère et dévoué, il vous surprendra. » (Francofolies de Montréal)

Crédits photos : © Festival Voix de Fête

 

 

 

 

Plus d’infos :

 

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Crédits photos : Voix de Fête

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